Les frais liés aux garanties et les frais de notaire
Les frais liés aux garanties peuvent varier assez fortement selon la nature des garanties en question : cautionnement, nantissement, hypothèque ou privilège de prêteur de deniers.
Pour des opérations de court terme et de montant limité, votre banque n’exigera pas nécessairement de garantie si elle estime que votre situation, l’ancienneté de votre relation et la domiciliation de vos revenus lui inspirent une confiance suffisante. Une caution est un acte généralement simple à rédiger comparé à une hypothèque. La première est établie “ sous seing privé ”, ce qui signifie qu’elle n’a pas besoin d’être réalisée par un notaire ni enregistrée et son coût reste modéré. Mais comme sa valeur peut rapidement évoluer en fonction de la situation de la caution, elle ne convient pas pour tous les types de crédit.
Une hypothèque est une garantie prise par un notaire sur un bien immobilier. Elle intervient, sauf cas particulier, plutôt pour garantir des prêts à moyen ou long terme. Son coût est plus élevé qu’une caution et varie selon le montant de l’opération, mais adossée à un bien immobilier, elle représente une garantie plus solide. Comptez généralement 3 à 4 % du montant du prêt pour une inscription hypothécaire d’un montant de 100 000 euros, plus les frais de notaire et les taxes sur la vente s’il y a lieu qui s’élèvent généralement à environ 6 à 7 % du prix de la vente. Ces derniers sont régis par le décret n° 78-262 du 8 mars 1978
Pour certains crédits immobiliers cependant, une caution peut remplacer l’hypothèque. Il s’agit alors en général d’une caution délivrée par une société spécialisée qui mutualise le risque. Dans ce cas, une participation au fonds mutuel de garantie (en partie restituée en fin de crédit) vous sera demandée ainsi qu’une commission de caution. Le coût de ce type de garantie est généralement de 2 à 3 % du montant du prêt selon le type de prêt (les frais de notaire et les taxes sont éventuellement à ajouter s’il s’agit d’un achat immobilier).
